Et si c'était le début ... de la fin/faim???

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Et si c'était le début ... de la fin/faim???

Message  Admin le Ven 4 Fév - 3:57

Je suis tombé cette nuit sur une information qui m'a donné le frisson, un pressentiment malsain. En gros, il semblerait que l'alimentation va couter plus cher, j'ai lu du 20% de plus pour le poulet ou le porc, le café, le cacao, la farine... Je cherche une infirmation, une confirmation. Voici ce que j'ai trouvé:

Le 3 février 2011:
"les hausses des prix alimentaires doivent être justes et contrôlées. » La formule de Bruno Le Maire, ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, résume bien l'esprit de la réunion qu'il a tenue, hier, avec Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat au Commerce, pour tenter d'apaiser les relations entre producteurs, industriels et distributeurs sur les prix de l'alimentation.

Pas question de profiter de l'instabilité des matières premières agricoles (voir ci-dessous) pour tout augmenter. Même si le blé flambe, il n'entre toujours que pour 5 % dans le prix de la baguette. En revanche, la hausse des céréales peut avoir une incidence considérable, 70 % selon le ministre, sur le coût de production des volailles ou du porc. Distributeurs et industriels doivent en tenir compte. Ils en ont convenu et le caractère inéluctable d'une hausse des prix de la viande, y compris bovine, semble acquis.

Pour les produits transformés, une autre réunion sera organisée début mars, à la fin des négociations commerciales qui opposent actuellement les enseignes et leurs fournisseurs. Mais, dans « L'Expansion », Lars Olofsson, directeur général de Carrefour, évoquait déjà il y a quelques jours, une hausse de 2 %.

Même Michel-Edouard Leclerc, le distributeur le plus agressif en matière de négociation, a déclaré aux « Echos » que la réunion d'hier avait été « assez constructive ». « Il était nécessaire de donner aux producteurs des signes de prise en compte de leur problématiques », a-t-il commenté. Son de cloche identique à la Fédération du commerce et de la distribution (FCD).

Si les Leclerc, Carrefour et autres ont accepté, hier, de mieux veiller aux intérêts des agriculteurs, ils espèrent cependant toujours réfréner les demandes des industriels. « OK pour l'aide à l'agriculture, mais pas de cadeau aux spéculateurs », résume le patron des Centres Leclerc, selon lequel Serge Papin, patron de Système U, « capitule un peu vite ». Pour les distributeurs, les grands groupes de l'agroalimentaire doivent prendre sur leurs marges afin d' « amortir » la hausse des matières premières.

La satisfaction inhabituelle qu'ils affichaient hier tenait notamment au fait que, au cours de la réunion, Frédéric Lefebvre aurait eu un discours « équilibré ». S'il a menacé les enseignes d'appliquer la loi Chatel qui sanctionne les prix « abusivement bas », il a également demandé à la Direction des fraudes (DGCCRF) de mesurer précisément la part des matières premières dans les produits transformés et de rendre publiques les hausses de tarifs qui n'y correspondraient pas. Un sujet clef pour les distributeurs.

Les industriels moins satisfaits
Nettement moins satisfaits, les industriels regrettaient même de s'être rendus à « une réunion pour rien », dénonçant une « opération de communication de plus », selon le patron de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), Jean-René Buisson. Les industriels rappellent avoir fait des efforts importants en 2010 en diminuant leurs prix de vente aux distributeurs de plus de 7 %, répercutant en cela la chute des matières premières. « Nous n'avons pas constaté la traduction de nos efforts dans les étiquettes », a noté Jean-René Buisson. Aujourd'hui, la conjoncture s'est inversée et « les enseignes doivent passer les hausses de tarifs. Elles ne peuvent pas continuer de nous demander d'assurer seuls le revenu des agriculteurs ». Les produits dont les prix doivent augmenter ne sont pas seulement la viande, a-t-il insisté. Pratiquement toutes les denrées sont concernées, qu'il s'agisse des produits laitiers, du chocolat, des biscuits, du café et d'autres encore. Pour l'Ania, le consommateur doit s'attendre à un accroissement des prix alimentaires de 3 à 4 % en 2011. Quant à justifier les augmentations de tarifs, comme le demandent les enseignes aux industriels en montrant leurs livres de comptes, il n'en est juste pas question. "


Et pour imager tout cela, voici l'évolution des prix de certaines matières premières.

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Heu, y avait-il des gens qui doutaient encore que la situation générale allait devenir de plus en plus dure???

Je pense qu'il va falloir suivre le sujet car il peut évoluer très rapidement (dans le mauvais sens bien sur!!)


Dernière édition par Admin le Ven 4 Fév - 4:07, édité 1 fois

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Et un autre avis sur le sujet...

Message  Admin le Ven 4 Fév - 4:07

Ben j'ai trouvé une confirmation, qui malheureusement ratisse encore plus large...

Le 31 janvier 2011:
"MATIÈRES PREMIÈRES/La hausse des prix suscite l'inquiétude des experts

Genève (awp/ats) - Le spectre de la crise alimentaire et énergétique de 2008 resurgit à la faveur de la hausse des prix des matières premières. Plusieurs organisations ont mis en garde lundi à Genève contre les risques de troubles liés à cette évolution.

Les prix des produits de base retrouvent les niveaux atteints en 2008 lors de la crise alimentaire et énergétique, a averti la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) à l'ouverture d'un forum de deux jours sur les marchés des matières premières.

La demande des pays émergents, comme la Chine, l'Inde et certains pays d'Amérique latine, pousse les prix des matières premières à la hausse. En outre, plusieurs catastrophes climatiques ont accentué la pression sur les marchés.

"La situation est très préoccupante. Depuis la mi-2010, les marchés des produits de base connaissent, pour la deuxième fois en trois ans, une extrême volatilité des prix", a averti le secrétaire général de la CNUCED Supachai Panitchpakdi.

Il a dénoncé des "distorsions spéculatives qui compliquent la gestion de la production et du commerce des matières premières". "Cette hausse des prix a de sérieux effets négatifs sur les groupes les plus vulnérables dans les pays en développement, dont 80% des dépenses sont liées à l'alimentation", a-t-il déploré.

Les prix du cuivre ont augmenté de 35% depuis l'été dernier, a indiqué le responsable de l'agence de l'ONU. Il a souhaité que des mesures soient prises pour limiter "la volatilité excessive" et que les variations des prix soient maintenues "dans une marge raisonnable" de fluctuation.

Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, a fait écho à cette inquiétude. Il a estimé que l'augmentation des prix cette année sera "très prononcée" pour le "pétrole brut, le cuivre, l'or, le blé et les graines de soja".

"La hausse des prix des aliments provoque une inflation mondiale, sans compter des troubles politiques d'une proportion que nous aurions pu difficilement imaginer", a déclaré M. Lamy.

Le patron de l'OMC a critiqué les restrictions aux exportations de blé imposées par la Russie et l'Ukraine à la suite des épisodes de sécheresse que ces deux pays ont connus l'an dernier.

Pascal Lamy a souligné que la "crise climatique" avait un impact sur le commerce des produits alimentaires. Il a appelé les gouvernements à faire en sorte que les catastrophes naturelles "ne privent pas" certains pays de nourriture.

Le directeur du Fonds commun pour les produits de base (CFC), Ali Mchumo, a souhaité pour sa part que la communauté internationale trouve des "solutions pratiques et efficaces" au problème récurrent de la volatilité des prix des produits de base."



Alors pourquoi cette fluctuation des prix.

Comme expliqué:
1- La spéculation
2- Les crises climatiques
3- L'augmentation de la demande

Ca va s'arranger, ne vous inquietez pas, dormez braves gens, d'autres que vous sont payés pour solutionner ces difficultés...

No comment!!!


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Re: Et si c'était le début ... de la fin/faim???

Message  Anne-Marie le Dim 20 Fév - 12:12

Les prix alimentaires proches de "la cote d'alerte", avertit la Banque mondiale
La flambée des prix alimentaires est en train d'atteindre la cote d'alerte et accroît l'instabilité politique, a averti samedi à Paris le président de la Banque mondiale Robert Zoellick, en marge d'une réunion des ministres des Finances du G20.


"J'ai dit que nous avons atteint la cote d'alerte", a déclaré à la presse M. Zoellick, qui rapportait les propos qu'il avait tenus devant les grands argentiers de la planète. Il a appelé les dirigeants du G20 à "considérer l'alimentation comme une priorité numéro un en 2011".
La hausse des prix des produits alimentaires va encourager une hausse de l'offre agricole, mais dans les deux prochaines années "il pourrait aussi y avoir une masse de troubles, les gouvernements pourraient tomber et les sociétés basculer dans le désordre", a affirmé M. Zoellick.
La hausse continue des prix des denrées alimentaires, nourrie par la flambée des cours des matières premières agricoles, est une des causes des bouleversements en cours au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
"Nous devons être très sensibles à ce qui se passe en termes de prix alimentaires et sur les effets potentiels qu'ils peuvent avoir sur la stabilité politique", a ajouté le président de la Banque mondiale, lors d'une conférence téléphonique avec quelques journalistes.
La communauté internationale doit se tenir prête à réagir rapidement pour aider des pays comme la Tunisie, où le président Zine El Abidine Ben Ali a été renversé après une révolte populaire, qui a donné le coup d'envoi d'autres mouvements de protestation à travers tout le Moyen-Orient et le Maghreb.
La hausse des prix alimentaires a fait tomber entre juin et décembre 44 millions de personnes dans le monde sous le seuil de l'extrême pauvreté, selon la Banque mondiale.
L'institution a réalisé cette estimation grâce à des statistiques sur les revenus et dépenses des ménages réalisées dans les pays à revenus bas à moyens.
Le seuil de l'extrême pauvreté est défini par des dépenses de 1,25 dollar par jour et par personne. D'après les dernières estimations en date de la Banque mondiale, 1,2 milliard de personnes dans le monde sont sous ce seuil.
"Les prix de l'alimentation continuent à augmenter dans le monde. L'indice des prix alimentaires de la Banque mondiale a augmenté de 15% entre octobre 2010 et janvier 2011, et n'est que 3% en dessous de son pic de 2008", a indiqué l'institution dans un communiqué.
"Les pressions inflationnistes provoquées par les prix du pétrole, de l'énergie et des matières premières doivent être prises au sérieux", a affirmé de son côté le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, lors d'une conférence de presse, à l'issue du G20 Finances.
M. Zoellick a également assuré que les ministres du G20 s'étaient montrés réceptifs à son discours et que ce groupe de pays industrialisés et émergents était prêt à agir.
"Le meilleur moyen de contrer les critiques de ceux qui disent que le G20 n'est qu'un forum de discussions est de lancer de véritables actions, et des actions en faveur des plus démunis est ce qu'on peut faire de mieux", a-t-il déclaré.
La France, qui préside actuellement le G20, a fait de la sécurité alimentaire et de la réduction de la volatilité des prix alimentaires une de ses priorités.



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